Le Secrétaire général, S.E. Wamkele Mene, conduit une visite officielle à Djouba et engage, avec le gouvernement et le secteur privé, un dialogue sur la ratification et sur les perspectives que le marché continental ouvre aux entreprises sud-soudanaises.
ACCRA / DJOUBA — Le 16 juillet 2026, le Secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), S.E. Wamkele Mene, a effectué une visite officielle en République du Soudan du Sud. Cette visite visait à approfondir l’ancrage du pays dans le marché unique africain et à ouvrir un échange direct avec son secteur privé.
Le Soudan du Sud a signé l’Accord portant création de la ZLECAf en 2018. Membre de la Communauté d’Afrique de l’Est, il relève de la liste de concessions tarifaires de la CAE, établie au niveau de l’union douanière, qu’il n’applique toutefois pas encore ; l’étape qui reste à franchir est la ratification, qui ferait du pays un État partie et ouvrirait un accès préférentiel à un marché de 1,4 milliard de personnes. Tout au long de la visite, le propos s’est voulu résolument prospectif : non pas la situation actuelle du pays, mais ce que l’adhésion ouvre à ses entreprises pour demain.
Le Secrétaire général a rencontré la Ministre du Commerce et de l’Industrie, l’honorable Dr Labanya Margaret Mathya. Ladélégation a ensuite tenu un dialogue avec le secteur privé, organisé par le Ministère du Commerce et de l’Industrie etprésidé par le Sous-secrétaire, l’honorable Yel Luol Koor. Ce dialogue a réuni les chefs de file du monde des affaires du pays : la Chambre nationale de commerce, représentée par son Vice-Président, M. Weiu Weiu Mou ; l’Association des industriels, conduite par son Président, M. Adam Kubanja ; les associations d’exportateurs et de femmes ; ainsi que des exportateurs, à titre individuel, des filières de la gomme arabique, du cuir, de la pêche et de l’agro-transformation.
Trois membres de la délégation ont exposé le fonctionnement concret du marché unique : le Directeur Mohamed Ali (Commerce des marchandises et concurrence) sur l’accès au marché, la Directrice Cynthia Gnassingbé – Essonam (Engagement du secteur privé et communication) sur la manière dont les entreprises se relient au marché, et leDirecteur Emeka Uzomba (Fonds d’ajustement de la ZLECAf) sur le Fonds, qui protège les États parties des effets susceptibles de découler de l’ouverture de leurs industries à la ZLECAf. La délégation a présenté les instruments qui transforment l’Accord en échanges commerciaux — le Livre tarifaire électronique (e-Tariff Book), le Manuel des règles d’origine, le mécanisme relatif aux barrières non tarifaires, le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) et le Fonds d’ajustement, dont le guichet de crédit est déjà ouvert aux entreprises à capitaux africains établies dans les pays signataires — aux côtés des plateformes continentales Biashara Afrika et de la Foire commerciale intra-africaine.
La délégation a souligné un potentiel manifeste dans l’agro-transformation, la pêche et les produits à valeur ajoutée. Un produit s’est distingué : la gomme arabique — une exportation sud-soudanaise à forte valeur, produite en grande partie par des femmes et recherchée à travers le continent pour les cosmétiques,
l’alimentation et les produits pharmaceutiques. Le Secrétariat en fera une étude de cas, en reliant les producteurs sud-soudanais à des acheteurs d’autres régions et en soutenant la transformation sur place plutôt que la seule exportation de la matière première.
Lors d’un point de presse à l’issue du dialogue, une déclaration du Secrétaire général a été prononcée. Il y expose la situation du Soudan du Sud — un signataire dont la liste tarifaire est en place, la ratification constituant la prochaine étapedécisive — et ce qui est requis des entrepreneurs du pays pour accéder au marché continental :
« Pensez continental, pas seulement national. La ZLECAf n’est plus seulement sur le papier — les entreprises commercent déjà par-delà les frontières. La ratification est l’étape qui permettra aux entreprises sud-soudanaises de prendre leur place, et c’est au secteur privé qu’il revient d’être le moteur qui la rend possible. »
— S.E. Wamkele Mene, Secrétaire général de la ZLECAf
La visite se conclut sur des suites concrètes : les participants vont être inscrits dans la base de données du secteur privé de la ZLECAf ; le programme de renforcement des capacités SME Booster s’étendra à l’Afrique de l’Est ; et une nouvelle visite est envisagée avant la fin de l’année, à la demande du Ministère. Au nom des autorités, le Ministère a fait part de son intention de faire avancer le processus de ratification dans la période à venir — l’étape qui permettrait aux entreprises sud-soudanaises de commercer sous le régime préférentiel de l’Accord, et de transformer un pays qui achète au continent en un pays qui, à son tour, lui vend.
— FIN —
À propos de la ZLECAf
La Zone de libre-échange continentale africaine est un projet phare de l’Agenda 2063 : l’Afrique que nous voulons. Elle estentrée en vigueur le 30 mai 2019, les échanges ayant débuté le 1er janvier 2021, et rassemble un marché de 1,4 milliard de personnes doté d’un PIB combiné de 3 400 milliards de dollars US — avec le potentiel d’accroître substantiellement le commerce intra-africain par la libéralisation tarifaire et la facilitation des échanges.
Contact presse
Alexandre Siewe · Conseiller principal, Communication — Secrétariat de la ZLECAf
Courriel : Alexandre.Siewe@au-afcfta.org · Web : au-afcfta.org


