Point de presse du Secrétaire général à Mogadiscio : ce qui a été dit

Le 17 août 2026, le Secrétaire général du Secrétariat de la ZLECAf, S.E. Wamkele Mene, s’est exprimé devant les médias somaliens et internationaux, aux côtés de S.E. l’ambassadeur Gamal Mohamed Hassan, ministre du Commerce et de l’Industrie. Il a prononcé une déclaration liminaire puis répondu aux questions. Les deux sont restituées ci-dessous.

Le Secrétaire général s’est exprimé en anglais. Une interprétation consécutive vers le somali était assurée dans la salle. Les passages entre guillemets sont donnés dans leur version originale anglaise, suivie d’une traduction de courtoisie du Secrétariat, et sont proposés à la citation avec l’attribution indiquée en fin de page. Les passages en texte courant constituent le rendu du Secrétariat et doivent être rapportés comme tels plutôt que cités littéralement. Cette page n’est pas une transcription. Les chiffres cités pendant le point de presse et non repris ici sont en cours de vérification auprès de sources validées et seront publiés séparément.

Première partie : la déclaration liminaire, dans l’ordre de délivrance

Le Secrétaire général a remercié le ministre du Commerce et de l’Industrie et le gouvernement fédéral pour leur accueil et pour l’organisation de la visite, qu’il a présentée comme un premier engagement avec la Somalie et explicitement pas comme le dernier.

“This is the first time that we are here, and this first engagement will not be the last.”

Traduction de courtoisie : «  C’est la première fois que nous venons ici, et ce premier engagement ne sera pas le dernier.  »

Il a décrit les échanges de la matinée comme ayant porté sur des sujets d’intérêt commun en matière de mise en œuvre.

Il a félicité le gouvernement d’avoir mené la ratification à son terme avec le Parlement et les acteurs nationaux, et a qualifié cette étape de jalon pour le pays, pour l’Union africaine et pour la ZLECAf. La Somalie deviendra le cinquantième État partie à l’Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine ; le dépôt de l’instrument de ratification auprès du Président de la Commission de l’Union africaine est l’acte qui confère cette qualité.

Il a relevé le niveau des échanges intra-africains enregistré en 2024, qu’il a présenté comme le plus élevé depuis le début des échanges sous le régime de l’Accord.

Il a ensuite exposé ce que le Secrétariat recherche pour la Somalie, en six propositions.

Que la Somalie devienne l’un des pays qui commercent sous le régime de l’Accord, avec des effets attendus en matière de développement industriel, de création d’emplois, d’intégration régionale et de connectivité. Que son profil d’exportation s’étende, en quelques années, à des marchés situés au-delà de la Communauté d’Afrique de l’Est, et que ses importations proviennent davantage du reste du continent. Que la géographie de la Somalie serve de pôle commercial et de transit pour la région, appuyée par le transport et la logistique. Que le développement industriel passe par des zones économiques spéciales favorisant la production et la transformation sur place, dans l’agriculture comme dans la valorisation des minerais. Que le secteur privé bénéficie d’un renforcement de capacités, y compris par des échanges au niveau des cadres supérieurs, en préparation d’un commerce élargi. Et, sixièmement, il a annoncé pour le lendemain la rencontre avec les entreprises somaliennes, présentée comme un échange approfondi destiné à identifier ensemble les possibilités, à l’exportation comme à l’importation.

Il a clos sa déclaration sur le financement du développement industriel.

“Africa’s industrial development must be financed primarily, though not exclusively, by African institutions.”

Traduction de courtoisie : «  Le développement industriel de l’Afrique doit être financé d’abord, sans l’être exclusivement, par les institutions africaines.  »

Il a appelé à une approche conjointe vis-à-vis des partenaires du financement du développement, afin que des institutions africaines financent un pays africain pour le développement de l’Afrique. La nuance fait partie de la déclaration et ne doit pas en être détachée.

Deuxième partie : les réponses, par sujet

Les questions posées par les journalistes n’ont pas été enregistrées par le Secrétariat et ne sont pas reproduites. Les réponses sont présentées par sujet. Toute rédaction disposant d’un enregistrement de l’échange est invitée à l’adresser à la Division de la Communication, qui publiera alors sur cette page la question et la réponse dans leur intégralité.

Sur les petites et moyennes entreprises et le secteur privé

Le travail du Secrétariat avec le secteur privé va des plus grandes entreprises du continent à la petite entreprise dirigée par un jeune, et englobe les petits exploitants agricoles. Les échanges avec le Premier ministre et le ministre du Commerce et de l’Industrie avaient porté sur les moyens de stimuler la participation du secteur privé, notamment par des zones économiques spéciales et des centres d’excellence de production. Une rencontre dédiée avec les entreprises somaliennes a été annoncée pour le lendemain, afin d’identifier ensemble les possibilités, à l’exportation comme à l’importation.

Sur les secteurs où la Somalie dispose déjà d’une position

L’élevage a été désigné comme le secteur où la Somalie occupe une position établie, et comme le point de départ d’une transformation et d’une production industrielle dans le pays plutôt que d’une exportation à l’état brut.

Sur la géographie de la Somalie

Un littoral de plus de trois mille kilomètres et une position sur le golfe d’Aden ont été décrits comme reliant le Moyen-Orient et le continent africain de part et d’autre, et comme conférant au pays un rôle de pôle commercial et de transit pour la région.

Sur les marchés accessibles aux entreprises somaliennes

Le Nigéria, l’Égypte et le Malawi ont été cités comme des marchés avec lesquels les entreprises somaliennes pourraient commercer sous le régime de l’Accord, dans le cadre d’un profil d’exportation dépassant la Communauté d’Afrique de l’Est.

Sur ce qui suit cette visite

Le Secrétaire général a dit attendre que le processus de mise en œuvre commence à partir de cette visite. Au terme de la visite, le ministère du Commerce et de l’Industrie a indiqué que la Somalie entend procéder au dépôt de son instrument de ratification en septembre 2026.

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