Le Secrétariat de la ZLECAf et Quest signent l’accord de coentreprise créant le Corridor de commerce numérique de la ZLECAf

Compte rendu de la cérémonie de signature tenue à Accra le 31 août 2026

Accra, le 31 août 2026 — Le Secrétariat de la ZLECAf et la société Quest Ghana Limited ont signé lundi l’accord de coentreprise portant création du Corridor de commerce numérique de la ZLECAf, lors d’une cérémonie tenue à l’hôtel Mövenpick Ambassador en présence de membres du corps diplomatique accrédités au Ghana, de représentants du secteur privé et de journalistes accrédités. La République des Seychelles apporte son appui souverain à la coentreprise et en accueillera le siège.

L’accord a été signé par S.E. Wamkele Mene, Secrétaire général du Secrétariat de la ZLECAf, et M. Philip Gamey, Président exécutif de Quest Ghana Limited, en présence de l’honorable Pierre Laporte, ministre des Finances, de la Planification économique, du Commerce et de l’Investissement de la République des Seychelles. Il fait suite à un protocole d’accord conclu en mars 2026 et à son approbation par le Conseil des ministres seychellois en juillet.

Ouvrant la cérémonie, le Secrétaire général a situé l’accord au regard des échanges de l’année écoulée. L’Afrique a échangé plus de 220 milliards de dollars de biens et de services en 2024, a-t-il rappelé, dont une part significative en produits manufacturés et à valeur ajoutée — une évolution qui réduit la dépendance du continent à l’exportation de matières premières non transformées.

Il a présenté le Corridor comme le moment où un instrument adopté devient un instrument opérationnel. « Nous passons du discours à l’action », a-t-il déclaré, décrivant la coentreprise comme la première approche intégrée du commerce numérique conduite à l’échelle continentale et non nationale. « Le commerce est le moteur de la prospérité africaine, et l’infrastructure numérique est la voie sur laquelle ce moteur doit rouler. »

Revenant sur le choix des Seychelles pour accueillir le siège de la coentreprise, le Secrétaire général a souligné que la position géographique d’un pays ne détermine pas l’ampleur de sa participation à l’économie numérique, et que ce choix traduit une confiance partagée dans les Seychelles comme partenaire de la construction de l’architecture institutionnelle du continent.

Le Président exécutif de Quest Ghana Limited a décrit le Corridor comme le rail numérique sur lequel circulera la prochaine génération du commerce africain, et a exposé un programme de travail portant sur une place de marché continentale, les paiements transfrontaliers et une bourse des minerais et des produits de base.

Pour la République des Seychelles, le ministre des Finances, de la Planification économique, du Commerce et de l’Investissement, l’honorable Pierre Laporte, a confirmé l’engagement de son gouvernement dans l’initiative et dans l’accueil de son siège. « Les Seychelles servent depuis longtemps de passerelle entre les marchés », a-t-il déclaré, présentant la coentreprise comme un investissement dans la prospérité partagée de l’Afrique et dans la promesse d’un marché continental intégré.

Lors des échanges qui ont suivi, le Secrétaire général a été interrogé sur le règlement des différends, sur l’information des entreprises et sur le fonctionnement des paiements et des taux de change à l’échelle du continent.

Sur les différends, il a renvoyé aux dispositions de l’Accord lui-même, qui s’appliquent à toute activité menée en son cadre, et au travail concret qui les précède. Lorsqu’une administration douanière n’applique pas les règles de la ZLECAf à une frontière, a-t-il expliqué, le Secrétariat saisit les autorités concernées. « Lorsqu’une entreprise rencontre cette difficulté, nous intervenons en son nom. » Il a décrit une équipe qui travaille chaque jour avec le secteur privé et les gouvernements, ainsi que des sessions régionales qui expliquent aux entreprises les droits que leur ouvre l’Accord — la dernière s’est tenue au Botswana pour l’Afrique australe — et a invité les opérateurs confrontés à une difficulté précise à s’adresser directement au Secrétariat.

Sur les paiements, il a décrit l’infrastructure continentale comme une autoroute à laquelle se raccordent les banques et les autres prestataires, en précisant que le Secrétariat soutient une pluralité de solutions plutôt qu’une seule. Interrogé sur la détermination des taux de change, il a été explicite : elle demeure la prérogative des banques centrales nationales. « Nous n’avons retiré aux banques centrales aucune part de cette prérogative essentielle. »

La cérémonie s’est achevée par une photographie de groupe avec le ministre témoin, les chefs de mission et le corps diplomatique.

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